mercredi 17 novembre 2010

Différence entre louange et adoration

1. La louange

   Louer, c’est «reconnaître les qualités d’une personne, d’une chose; relever le mérite par des paroles». Le terme de louange, dans la Bible, sert à décrire le privilège des croyants: ils ont un Dieu digne de louange (49 fois dans Sg.) et qu’on peut célébrer (65 fois); on lui donne gloire, ainsi qu’au Christ (167 fois), ce qui est une des raisons d’être du culte public.
La louange, qui n’oublie pas ces bienfaits, embrasse toutes les perfections divines et les proclame. Elle peut être continue: (Ps 30:12 35:28 71:14 119:164) il n’y a pas de situation dans laquelle un croyant ne puisse louer Dieu.

   La louange est générale: (Ps 48:11 62:9 97:6, Esa 42:10-12) Dieu qui seul en est digne, l’est toujours, et toutes les nations sont appelées à lui rendre gloire.
  Elle est éternelle: (Mt 6:13, Ro 11:36,1Ti 1:17, Heb 13:21) parmi les réalités impérissables dont nous avons la promesse, se trouve la louange remplissant les cieux, quand toutes choses seront faites nouvelles (Apo 19:1- 5 22:3).

   a. Action de grâces. La louange est principalement l’expression de l’admiration et de l’approbation. Dans son sens le plus large, elle inclut aussi l’expression de la gratitude et des actions de grâces pour les faveurs reçues. Ainsi, la louange et les actions de grâces sont souvent liées.
   Toutefois, les formes les plus pures de louange n’incluent pas l’expression de la gratitude et des actions de grâces. Ces formes de louange sont essentiellement des expressions d’admiration et d’adoration à l’égard de l’objet de la louange, sans considérer si des faveurs ont été reçues ou non. Certains pensent que cette haute forme de louange devrait être appelée“ADORATION’’


2. Adoration

   Dans la Bible l’adoration est en premier lieu un hommage rituel rendu à la divinité. Le terme hébreu châkhâh et le terme grec proskunèsis traduisent exactement le geste de l’adoration, car les deux signifient: se prosterner devant quelqu’un pour lui témoigner son respect. Certains passages contiennent la description circonstanciée de la cérémonie; ainsi: «les anges se prosternèrent sur leurs faces devant le trône et ils adorèrent» (Ap 7:11), ou: «tombant sur sa face il adorera Dieu» (1Co 14:25).

   Des sentiments plus élevés peuvent cependant inspirer l’adoration offerte à Dieu. Elle peut être un sacrifice de louanges, la glorification désintéressée de la majesté de l’Éternel. C’est ainsi que les anges l’adorent; les cieux et la terre le célèbrent, la mer et tout ce qui s’y meut (Ps 69:36); les étoiles du matin éclatent en chants d’allégresse (Job 38:7). C’est ainsi que, sur terre aussi, le peuple d’Israël, aux grands jours de fêtes, adore le Seigneur d’un coeur débordant d’actions de grâces (Ps 95:6 et suivant Ps 99:9. Et David danse de toutes ses forces devant l’Éternel (2Sa 6:14).
   Enfin l’adoration peut être simplement une prière invocatoire. C’est ainsi que Josaphat et tout Juda se prosternent devant l’Éternel, avant la bataille, implorant la victoire. (2Ch 20:18)

   a. Quels sont les critères de la vraie adoration? La Bible en met en relief deux. D’abord l’adoration sera strictement monothéiste. A Dieu seul l’adoration! Jésus a, dans sa réponse au Tentateur (Mt 4:10), renouvelé ce postulat inexorable en invoquant le principe fondamental de la religion révélée (De 6:16). Dans le même esprit, l’ange que le Voyant de l’Apocalypse prétendait adorer reprend celui-ci: «Garde-toi de le faire...Adore Dieu». —En (Ap 19:10 22:8 et suivant} second lieu, le Christ, dans son entretien avec la Samaritaine, désigne comme vraie adoration celle qui est présentée à Dieu en esprit et en vérité. En esprit, elle sera conforme à l’essence même de Dieu qui, lui-même Esprit, est opposé au monde charnel, terrestre, limité dans le temps et l’espace; en vérité, elle exprimera non seulement la réalité essentielle de Dieu, mais aussi un état de conscience de l’adorateur qui se réglera, de la façon la plus sincère, sur la sainte volonté de l’Eternel.
   La première épithète se rapporte avant tout à l’objet de l’adoration qui, spirituel, ne peut pas être honoré par des offrandes appartenant au monde de la chair (Ps 50:12-14), «comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie» (Ac 17:2); la seconde épithète concerne en dernier ressort le sujet religieux dont l’adoration ne doit cacher aucun hiatus entre l’hommage des lèvres et les dispositions du coeur, entre la pratique cultuelle et la vie religieuse et morale. Cette adoration n’exclut pas les formes.

   Si le Christ récuse les cultes localisés de Sion et de Garizim, c’est précisément parce que, ici et là, les observances, rivées à un endroit prétendu sacré, paralysent l’adoration en esprit et, par suite, se déroulent en pratiques automatiques dénuées de vie interne et de vérité.


   b. Adoration. Adorer Dieu, c’est donc avant tout exalter Sa personne, Ses attributs et sa perfection. C’est l’adoration de Dieu pour ce qu’il est plutôt que pour ce qu’il a fait pour nous. “Rendez à l’Eternel gloire pour son nom! Prosternez-vous devant l’Eternel avec des ornements sacrés’’(Ps. 29 :2).

L’adoration est premièrement la conviction intime de la valeur de Dieu. Elle s’exprime pour témoigner de cette appréciation intime. L’adoration ce transforme en louange seulement après avoir été extériorisée.

Tant que l’adoration n’est pas extériorisée, elle reste de l’admiration. Lorsqu’elle trouve son expression extérieure visible ou audible, elle devient alors de l’adoration.

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